Pixlib Story

C’est au milieu de l’année 2004 que Francis Bourre commença le développement de Pixlib. Présenté dans un premier temps comme un framework qui faciliterait le développement de jeu Flash, Francis lui donna rapidement une tournure plus générique. En plaçant le polymorphisme et typage fort au centre de ses préoccupations.

En octobre 2005, profitant d’une présentation au SparkEurope, Francis rendit publique la première version de PixLib, en libérant les sources sur le site osFlash.org. Cette première version était construite pour pouvoir gérer un système évènementiel, des logs, des chargements de données, des sons, des vidéos et des transitions, et elle permettait surtout de poser un squelette propre pour nos projets ActionScript 2, grâce à l’implémentation du pattern ModelViewController+FrontController. Le tout compatible avec les Flash Player 6-8.

Début 2006, alors que pixLib rassemblait de plus en plus de développeurs, Francis sortit la première version du moteur IOC, ainsi qu’un package gérant les échanges remoting.

Cette version de pixLib codé en actionscript2 servit de base à plusieurs frameworks open-source tel que Fever (de Romain Ecarnot), Sandy3D (de Thomas Pfeiffer) ou encore Neo (de Marc Alcaraz), ainsi que pour des frameworks internes à de grandes agences de communication.

Septembre 2006, fut marqué par la naissance de lowRA (Low-level Rework on Actionscript 3.0), version ActionScript3 de pixLib pour le Flash Player 9. Avec elle, la notion de « plugin » fit son apparition, ainsi qu’une refonte complète du moteur IOC que l’on retrouvait directement dans le coeur du framework. Profitant de son poste de leader en R&D chez Prizee, Francis accompagné par Cédric Nehemie et son équipe fit grandement progresser le framework. Bien qu’utilisée par de nombreux développeurs en production, cette version de Pixlib, en continuelle évolution, ne fut jamais officiellement déclarée comme stable.

2009 fut quant à elle marqué par le lancement du développement de Palmer, version pour le Flash Player 10. Tout comme lowRA, Palmer n’eut pas le même succès que la première version de Pixlib. Le manque de cohérence au niveau des différents canaux de communication y est surement pour beaucoup. Ces deux versions sont restées très imperméables pour les nouveaux développeurs qui n’étaient pas familiarisés avec les logiques de Pixlib.

Seuls quelques irréductibles ont continué à suivre et à utiliser Pixlib. Pendant cette période, Romain Ecarnot gérait et publiait sous le manteau des versions non officielles du framework.

Février 2011, après de longs mois de refactorings, de tests, de nettoyage et de rédaction de doc, Romain libère la première version officiellement stable de palmER, qui permet la compilation vers le Flash Player 10, 10.1 et Air 2.5. Cette version, renommée pour l’occasion Pixlib3.0, en plus d’apporter son lot important de nouveautés, vit la structure même du framework revu. Un noyau, limité au strict nécessaire, accompagné par une série d’extensions que l’on peut utiliser selon nos besoins.